Comment faire de sa vulnérabilité une force ? Avec Mai Hua

Mai Hua est color designer, réalisatrice des documentaires « Les Rivières » et « Remarkable Men » et blogueuse sur http://maihua.fr/.

Je l’ai découverte il y a plus de 10 ans grâce à ses vidéos mettant en scène des femmes qui se maquillent pour « comprendre pourquoi elles se faisaient belles. » Déjà, c’était une idée de transmission et de sororité très forte qui l’animait. Je l’ai toujours suivi grâce aux réseaux jusqu’à la sortie de son long métrage l’année dernière « Les Rivières », son premier documentaire sur sa lignée de femmes.

« On est tous reliés sauf dans nos cheminements et nos guérisons qui vont à des rythmes différents… »

« Je comprends chez L’Oréal et Lancôme que je ne suis pas faite pour la hiérarchie et le monde de l’entreprise. Je suis un électron libre. »

« J’ai pris le risque de quitter L’Oréal pour faire une formation sur les couleurs. J’ai appris à explorer. J’ai découvert à quel point j’étais guidée par un principe de plaisir. »

« Ce qui me passionnait, c’était de comprendre pourquoi les femmes se faisaient belles. C’était déjà une idée de transmission et de sororité très forte. »

Dans ce film réalisé à la suite de l’annonce de son oncle qui lui avoue qu’elle vient « d’une lignée de femmes maudites », Mai cherche des réponses afin de ne pas transmettre cela à sa fille.

« J’ai voulu comprendre les enjeux de notre mémoire familiale. »

« Si tu écris des notes juste après avoir vécu quelque chose, tu es dans une subjectivité totale. Si tu filmes, tu es dans une subjectivité partielle. Mais c’est quand tu te découvres à la caméra que les informations remontent et cela prend du temps. »

« Pour grandir, il faut apprendre à traverser sa peur. »

« Ce film m’a obligé à détruire beaucoup de choses, mais pour en faire renaître d’autres. »

J’ai souhaité la recevoir pour aborder des sujets qui touche beaucoup d’entre nous : les traumas transgénérationnels, l’intime, les relations fille-mère, mère-fille, mais aussi la sororité et les projets qui « guérissent ». Ce film, c’est son « cadeau pour le monde » comme elle dit justement.

« Quand tu grandis, tu développes ton espace de confort. Pour cela, il faut traverser les espaces ou tu ne te sens pas confortable. »

« Sur Les rivières, c’était montrer une histoire interdite et transgresser et filmer notre réalité. »

« Une fois que j’accepte mes vulnérabilités, je suis super puissante. » « Plus je suis vulnérable, plus je suis forte. »

« Les Rivières m’ont appris que je n’étais jamais au centre de ma vie. Aujourd’hui, je m’autorise à dire “je”.

Nous avons également parlé de retraites, de chamanisme, d’ayahuasca, de spiritualité, de constellations familiales, de sortie de sa zone de confort et de prise de risque pour dépasser ses peurs.

Notre échange devrait vous faire réfléchir, vous faire poser des questions sur vos relations intimes et familiales, tout comme son film qui est un chef-d’œuvre.

Mai est solaire et lumineuse. Elle est une véritable artiste authentique, inspirante et incroyablement bienveillante. Je n’en dis pas plus et vous laisse avec Mai Hua.

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Tous les liens pour retrouver Mai et son film :

Dans le podcast, nous avons notamment parlé :

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